Le silence vient de rentrer dans le salon, depuis que j'ai enlevé violemment la main de Ryan de mon entrejambe. Je trouve qu'il a l'air triste en ce moment. N'était-ce qu'une envie ou était-ce à cause de l'alcool? J'ai moi-même la tête qui tourne et n'ai pas envie de me poser trop de questions. Après tout, son geste était déplacé. Pas désagréable, avec le recul, mais déplacé. Mais pas du tout désagréable. Mais terriblement déplacé !!
-Tu ne veux vraiment pas faire un tour dehors? je demande.
-Je voudrais plutôt visiter ton logement.
-Euh, si tu veux.
Je lui montre mon petit appartement de fond en comble, en passant par la cuisine, le salon, la salle de bain et pour finir, la chambre. Il a l'air d'être redevenu heureux maintenant. La chambre l'a peut-être contenté; je n'essaie même pas de comprendre ses changements d'humeur. Je vais m'asseoir sur le lit, imité par Ryan. Il règne un silence si pesant que même un film ne pourrait pas le reproduire. Nous restons comme çà, sans bouger, sans parler, à fixer nos chaussures.
Je pense que cette soirée prend la tête du classement des soirées les plus ennuyantes de toute l'Histoire. Cinq minutes passent, puis dix. Je vais m'enraciner si ça continue, le sommeil me guette, mais je ne peux pas me résoudre à le virer de chez moi. Tout d'un coup, il enlève son tee-shirt, il se retrouve torse nu. Je peux voir qu'il est très blanc, comme son joli petit c*l. Des pensées malsaines m'envahissent, que je mets sur le compte de la vodka. Puis soyons réalistes, il me cherche.
-Alors, tu voudrais recommencer la scène qu'on a ratée? dit-il avec son regard de pervers en chaleur.
-Tu es soûl et tu fais peut-être ça sur le coup de...
-Arrête de bavarder pour rien, me coupe-t-il, et fais comme moi.
Il monte sur moi et commence à jouer avec mes cheveux et à m'embrasser dans le cou. Il va bien vite en besognes, pourquoi fait-il çà ? Il te désire. Brendon, un garçon te désire. Brendon, tu désires un garçon !! Mon cerveau donne des signaux d'alerte, mais le plus alarmant est encore la bosse qui se dresse sous mon boxer. Pour la seconde fois. Mon dieu je crois que je suis gay. Ou bi. Mais d'ailleurs, quand on craque sur un travesti, ça compte pour de l'homosexualité ? Non, non, aucune excuse, Ryan est habillé normalement là. Euuuuuh, minute.
Il n'est pas habillé comme un homme.
En fait, il n'est plus habillé du tout.
Ryan relève la tête de ma nuque et approche ses lèvres des miennes. Je tends ma bouche... et sens qu'il bascule vers l'arrière. Puis tombe. Je me redresse, surpris et hilare. Décidément je pourrais croire qu'il n'est pas si à l'aise avec les relations physiques. Je le dévisage et mon fou rire redouble. Il est couché sur le dos entre le lit et ma table de chevet, remuant bras et jambes dans le vide tel une tortue renversée. C'est une scène tellement drôle que je ne peux m'empêcher de saisir mon caméscope posé au sol et de me mettre à le filmer. Je devrais montrer aux techniciens ce que donne leur Pearl dans la vraie vie.
Ryan marmonne quelque chose d'assez flou, qui ressemble à peu près à "Aide-moi, abruti, je suis coincé". Respirant profondément pour me calmer -je ne tiens vraiment pas l'alcool-, je lui attrape la main et le hisse sur le matelas. Mon homosexualité m'apparaît alors comme une évidence. Pourquoi sinon un homme nu et décoiffé assis près de moi me ferait-il un tel effet ?
Ryan me remercie, quelque peu ironique, mais finit par sourire. Et quel sourire !! Je me jette alors sur lui, je n'en peux plus de faire semblant, il est trop irrésistible. Je passe mes mains sur sa virilité. Puis remonte vers son visage. Ce qu'il me reste de raison me murmure que les gens corrects font çà dans l'autre sens. Peu importe. Nous nous regardons dans les yeux, puis rapprochons nos lèvres. Pitié, Ryan, ne tombe pas, pas cette fois, ne brise pas cet instant.
-Tu ne veux vraiment pas faire un tour dehors? je demande.
-Je voudrais plutôt visiter ton logement.
-Euh, si tu veux.
Je lui montre mon petit appartement de fond en comble, en passant par la cuisine, le salon, la salle de bain et pour finir, la chambre. Il a l'air d'être redevenu heureux maintenant. La chambre l'a peut-être contenté; je n'essaie même pas de comprendre ses changements d'humeur. Je vais m'asseoir sur le lit, imité par Ryan. Il règne un silence si pesant que même un film ne pourrait pas le reproduire. Nous restons comme çà, sans bouger, sans parler, à fixer nos chaussures.
Je pense que cette soirée prend la tête du classement des soirées les plus ennuyantes de toute l'Histoire. Cinq minutes passent, puis dix. Je vais m'enraciner si ça continue, le sommeil me guette, mais je ne peux pas me résoudre à le virer de chez moi. Tout d'un coup, il enlève son tee-shirt, il se retrouve torse nu. Je peux voir qu'il est très blanc, comme son joli petit c*l. Des pensées malsaines m'envahissent, que je mets sur le compte de la vodka. Puis soyons réalistes, il me cherche.
-Alors, tu voudrais recommencer la scène qu'on a ratée? dit-il avec son regard de pervers en chaleur.
-Tu es soûl et tu fais peut-être ça sur le coup de...
-Arrête de bavarder pour rien, me coupe-t-il, et fais comme moi.
Il monte sur moi et commence à jouer avec mes cheveux et à m'embrasser dans le cou. Il va bien vite en besognes, pourquoi fait-il çà ? Il te désire. Brendon, un garçon te désire. Brendon, tu désires un garçon !! Mon cerveau donne des signaux d'alerte, mais le plus alarmant est encore la bosse qui se dresse sous mon boxer. Pour la seconde fois. Mon dieu je crois que je suis gay. Ou bi. Mais d'ailleurs, quand on craque sur un travesti, ça compte pour de l'homosexualité ? Non, non, aucune excuse, Ryan est habillé normalement là. Euuuuuh, minute.
Il n'est pas habillé comme un homme.
En fait, il n'est plus habillé du tout.
Ryan relève la tête de ma nuque et approche ses lèvres des miennes. Je tends ma bouche... et sens qu'il bascule vers l'arrière. Puis tombe. Je me redresse, surpris et hilare. Décidément je pourrais croire qu'il n'est pas si à l'aise avec les relations physiques. Je le dévisage et mon fou rire redouble. Il est couché sur le dos entre le lit et ma table de chevet, remuant bras et jambes dans le vide tel une tortue renversée. C'est une scène tellement drôle que je ne peux m'empêcher de saisir mon caméscope posé au sol et de me mettre à le filmer. Je devrais montrer aux techniciens ce que donne leur Pearl dans la vraie vie.
Ryan marmonne quelque chose d'assez flou, qui ressemble à peu près à "Aide-moi, abruti, je suis coincé". Respirant profondément pour me calmer -je ne tiens vraiment pas l'alcool-, je lui attrape la main et le hisse sur le matelas. Mon homosexualité m'apparaît alors comme une évidence. Pourquoi sinon un homme nu et décoiffé assis près de moi me ferait-il un tel effet ?
Ryan me remercie, quelque peu ironique, mais finit par sourire. Et quel sourire !! Je me jette alors sur lui, je n'en peux plus de faire semblant, il est trop irrésistible. Je passe mes mains sur sa virilité. Puis remonte vers son visage. Ce qu'il me reste de raison me murmure que les gens corrects font çà dans l'autre sens. Peu importe. Nous nous regardons dans les yeux, puis rapprochons nos lèvres. Pitié, Ryan, ne tombe pas, pas cette fois, ne brise pas cet instant.
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Elle est longue cette suite =) . J'espère que vous aimez.
Je trouve qu'on avance bien moi. J'espère que vous aussi les p'tites cochonnes =D


